. Photo/coucher et lever du soleil

LÉGENDES et TRADITIONS
de la
BRETAGNE


Photo/Rocher de la Tortue

 TABLE DES MATIÈRES

   Saint AIGNAN._ "La légende de Barbe Bleue"
   LA FÊTE DE LA SAINT - JEAN. _"Tradition"
   LE PAIN EN BRETAGNE. _"Tradition"
   LE CARNAVAL. _"Conte Populaire"
   HUELGOAT. _"Les légendes"
   L'histoire de FILOPEN.. _"légende"

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‘’SAINT-AIGNAN ET LA LÉGENDE DE BARBE BLEUE‘’

Le vrai patron de Saint-Aignan, oublié, et du reste inconnu est un Saint-Inan dont le nom en ancien breton voudrait dire lumière.
Saint-Aignan lui est natif de la vallée du Rhône et fut évêque d’Orléans. La légende place ici l’un des châteaux du sieur COMORRE et le lieu de son plus sanglant exploit.
Ce prince vivait, dit-on, au VI° siècle de notre ère et régnait sur la Cornouaille et le Poher.
Sa capitale était probablement Carhaix, où son souvenir persiste toujours.

( Au VI° siècle de notre ère, l’oppidum gallo-romain de Carhaix était encore suffisamment puissant pour qu’un seigneur-bandit en fit le point central de ses domaines. Le sanglant Comorre, dont le souvenir s’est perpétué dans toute la Bretagne occidentale, était tierne de Poher. Il dut sa perte à l’action conjuguée de son jeune fils TREMEUR et de saint GILDAS: ceux-ci vengeaient la mort des cinq épouses que le redoutable seigneur avait successivement égorgées. )

Son nom ne nous renseigne guère sur sa véritable identité : c’est un surnom, venant de Konomor, et signifiait « le Grand Chef. »
Sa réputation était effroyable. Il tuait et pillait pour le plaisir. Lorsqu’il se maria avec la douce Tréphine, fille de VAROCH le Comte de Vannes, il avait déjà épousé cinq femmes, qu’il avait assassinées l’une après l’autre... N'ayant pas osé s'opposer à ce puissant seigneur, le Comte de Vannes organisa la cérémonie du mariage avec la bénédiction de Gildas,
La prophétie prétendant qu'il mourrait tué par son fils, il prenait les devant en faisant passer de vie à trépas ses épouses dès q'elles étaient enceintes.
Tout alla bien avec sa nouvelle femme jusqu’au moment où il surprit au retour d'un long périple, sa jeune femme brodant de la layette et apprit de Tréphine qu’elle attendait un enfant. A cette nouvelle, il se mit dans une colère épouvantable et déclara qu’il allait la tuer. En attendant, Il la fit enfermer dans son château de St-Aignan.
Photo/Sainte-Tréphine
Poussée par le désespoir, la malheureuse réussit à s’enfuir. Les émotions la firent accoucher plus tôt que prévu et la jeune mère, prenant le nouveau-né dans ses bras, poursuivit sa course. COMORRE avait découvert l’évasion de sa prisonnière. Sur son cheval, avec ses hommes d’armes, il se lança aux trousses de la fugitive. Ce fut au sommet d’une colline qu’il la rejoignit, et d’un seul coup d’épée, il trancha la tête de Tréphine.
Sans plus s’attarder il repartit, laissant le nourrisson mourir de faim près du cadavre de sa mère, dans la solitude de la forêt.
Or Dieu, disent les bonnes gens, ne permit pas l’accomplissement de cette abomination. Le Seigneur de Vannes miraculeusement prévenu, alerta son ami Saint-Gildas.

( Honoré dans les deux Bretagne sous le nom de Gweltas ou Gildas. Venu d’outre-Manche vers 586, ce moine s’est fait le chroniqueur des malheurs de son peuple à cette époque. Dans son excidio Britanniae, il nous a laissé un tragique récit de l’émigration de ses compatriotes. )

Ils arrivèrent tous deux à grande chevauchée sur les lieux du meurtre. L’illustre abbé n’eut qu’un mot à dire : Tréphine se leva, saisit sa tête d’une main et pris son enfant sur le bras, puis marcha devant les cavaliers vers le château de COMORRE. Sommé par Gildas de recevoir les siens, l’assassin, terré derrière ses murailles ne répondit pas. Alors, l’enfant nouveau-né se dégagea de l’étreinte de sa mère et marcha seul vers la forteresse. Arrivé près du fossé, il prit une poignée de terre et la jeta vers les tours « Voici la justice de la trinité » cria-t-il. A ces mots fatidiques les bastions s’écroulèrent, les courtines s’effondrèrent et le sinistre bandit fut enseveli sous leurs ruines, avec ses complices.
Puis Saint-Gildas replaça la tête de Tréphine sur ses épaules. Quant à l'enfant, il fut baptisé sous le nom de TRÉMEUR.

Plus tard, il devait devenir moine du monastère de Saint Gildas de Rhuys qu’avait fondé son sauveur. ( Le culte de TRÉMEUR, sanctifié par la voix du peuple breton, s’est perpétué à Carhaix. L’église lui est dédiée, et le portail nord possède une statue qui le représente. )

Depuis cette époque, la mère et le fils sont vénérés comme des saints par le peuple breton.
Un amoncellement de pierres sur une colline, au-dessus de Saint-Aignan, marquerait l’emplacement du château. A 3 Km du bourg, une chapelle dédiée à Sainte -Tréphine ( 1897 ) est bâtie, selon la légende, à l’endroit même où la pauvre femme fut assassinée. On peut s’y rendre en prenant la route D 31 jusqu’au rond-point qui domine le lac artificiel de Guerlédan.
Après avoir admiré la vue magnifique qu’on découvre de ce site, on gravira, par un sentier sur la gauche, une éminence recouverte de pins. A 250 m environ, on arrive au sommet où se dresse, au milieu des arbres, le sanctuaire: Un vitrail du chœur y représente la Sainte et son fils, tenant l’un et l’autre la palme du martyre.
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LA FÊTE DE LA SAINT-JEAN

Tous les ans, le 24 juin, les Bretons se retrouvent autour des feux de la saint Jean, un jour de réjouissance qui remonte à la fin des temps.
Le 24 juin jour du solstice d’été, donnait lieu à des rites solaires, conservés encore de nos jours par les feux de la St. Jean.

A la fois fête RELIGIEUSE ET PROFANE: « AVEC LES PARDONS »

Œuvre de pénitence et de joyeuse assemblée, auxquelles le clergé n’accorde pas sa bénédiction sans réticence, une persistance de la méfiance ancestrale contre la fête païenne, antérieure à la cérémonie Chrétienne.
En effet, et en particulier, ceux qui avoisinent les dates du 24 juin et du 1er août, ils ont donc christianisé les anciennes festivités celtiques consacrées aux réjouissances: Danses, spectacles, épreuves sportives...
( Le 1er août, se déroulait la célébration du dieu Lougos, le Lugnasad des Irlandais. )

LA SAINT-JEAN

Cette tradition remonte à l’antiquité chez les anciens celtes. L’occasion d’une des grandes fêtes religieuses en l’honneur de Belen, dieu du soleil.
Le 24 juin lui était consacré, jour du solstice d’été, les feux dits de la St. Jean continuent encore aujourd’hui la tradition.
Le 1 mai que les IRLANDAIS appellent encore aujourd’hui nuit de Beltain, c’est à dire du feu de Belen était en effet chez les Celtes une des grandes fête de l’année: on y célébrait le soleil nouveau et la résurrection de la nature.
C’est donc un rituel solaire.
La Saint-Jean n’est plus une fête paroissiale mais une réjouissance de quartiers, et également d’une certaine rivalité, chacun s’évertuant d’avoir le plus beau feu.

LA TRADITION

Chacun apporte sa contribution au feu de joie de son quartier, sous la forme d’une bûche, d’un fagot ou de quelques branches de bois mort, selon les moyens, la fortune de la famille. A la nuit le feu de St. Jean est allumé et autour de lui la fête commence dans l’excitation et le rire, on plaisante, on s’exclame, on se bouscule.
Quand les flammes sont tombées, les plus audacieux sautent par-dessus le lit de braises rougeoyantes, alors les jeunes filles commencent à se cacher et les garçons de les rechercher ils tentent de s’emparer d’elles pour les ’‘balancer’‘ à neuf reprises au-dessus des braises (tradition), elles pousseront des cris, mais elles sont ravies. Elles qui font mine de fuir pour être mieux rattrapées.
Autrefois le soir du 23 juin à St JEAN DU DOIGT Finistère à l’issue de la procession on faisait descendre du clocher un ange (statue) muni d’une torche enflammée, avec laquelle il embrasait les fagots du traditionnel feu de joie, un usage du même genre s’est transmis dans le Morbihan, à PLUVIGNER le jour du Pardon, et à la Chapelle Saint NICODÈME en PLUMELIAU le 1° dimanche d’Août, la c’est St Nicodème qui allume le feu.
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