LES CHAOS DU GOUËT.

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‘’Situation géographique.‘’

Entre Quintin et Saint Brieuc, Côtes d'Armor 22 000. Les " Chaos du Gouët " est un site classé, situé dans la moyenne vallée du Gouët, à mi-distance entre la source et la mer, entre les communes de Plaine-Haute et de Saint-Julien. Il est délimité.
En amont par le Moulin de Crenan en Plaintel et à la limite entre les communes de Plaintel et Saint-Julien.
En aval par le Moulin de St-Méen en Plaine-Haute. Par extension le nom des " Chaos du Gouët " est attribué à la vallée au-delà de ces limites.

‘’Origines et particularités géologiques.‘’

Le Gouët prend sa source sur les cimes de Kerchouan ( ce nom de Kerchouan n'a rien à voir avec les Chouans, mais avec Jovis = Jupiter qui a donné : Jouan mal traduit en Chouan ).
Suite à l'abaissement du niveau de la mer, il a dû à partir de celle-ci, creuser son lit dans le massif granitique. Le sol étant plus résistant à cet endroit, il a dû se contenter d'un passage étroit au milieu des blocs de granit. Et avec un dénivelé plus important, il prend alors des allures de torrent. Le courant s'accélère et forme des tourbillons autour des blocs auquel il donne avec le concours du sable, des formes étranges. Le creusement du lit provoque également des éboulements de blocs en déséquilibre sur les rives.

‘’Les différents noms.‘’

Le nom de " Chaos du Gouët " semble être un nom trop technique pour être ancien.
" Le Saoût au leü " ( le saut du loup ), est le nom par lequel, dans le pays, on a toujours désigné ce lieu. Il faut avouer qu'il lui va mieux!

‘’Histoire.‘’

Photo/Chaos du gouët
La rivière était jusqu'à l'ère industrielle, la principale source d'énergie naturelle. On peut encore observer les vestiges d'une dizaine de moulins entre Sainte-Anne du Houlin et le Pont Jacquelot: surtout moulins à grain, mais également scierie et un moulin à fouler ( pour traiter la toile ).
Les prés des fonds de vallées étaient exploités, les champs au flanc des coteaux étaient cultivés ou laissés en pâturages si la pente était trop forte.
Des cartes postales du début du siècle attestent cette activité et on y remarque l'absence presque totale d'arbres.
Les tailleurs de pierre s'activaient dans la vallée.
On peut remarquer les entailles des coins sur certains rochers à même le lit de la rivière. Des blocs n'ont pas été décollés, d'autres sont restés sur place. On remarque également des meules de moulin taillées, mais non détachées du rocher.
Des restes de ponts plus ou moins bien conservés montrent que la vallée était un lieu de passage très fréquenté jusque dans les années cinquante. Les deux ponts à dalles encore praticables sont celui du Chesnay d'en Bas et celui de l'Hôpital. Il existait un bistrot au Moulin de Crenan à la fin des années quarante.
Un réseau important de chemins bordés de murets de pierres subsiste de part et d'autre de la vallée. Il desservait les moulins et permettait des relations entre les hameaux limitrophes. La chapelle de Saint-Méen ( Méwen en breton ) construite vers le 16° siècle non loin du moulin du même nom, fut détruite après la révolution. On en trouve des vestiges à l'église paroissiale de Plaine Haute et dans les maisons du hameau voisin de Saint-Inoë ( Inowen en Breton ).

‘’Légende.‘’

Certains noms témoignent de la christianisation des lieux. Ainsi on trouve " la chaise du diable " et la " marmite de la vierge ". Les korrigans locaux s'appellent les korrandons et on peut les rencontrer sur les Landes de Mauïée ( Maugué = mauvais gué, sans doute un passage dangereux à cause de l'eau, des korrandons, des voleurs ? ). En cherchant bien on trouve une entrée de souterrain qui remonterait jusqu'au château de la Coste.

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‘’Plaine-Haute.‘’

La commune de Plaine-Haute dispose d'un patrimoine architectural et naturel particulièrement intéressant. Vous pouvez ainsi vous rendre à l'église de Saint-Paul-Saint-Pierre, aux chapelles de Sainte-Anne-du-Houlin ( XVI° siècle) et de Saint-Adrien, ou encore apprécier la qualité de constructions telles que les fermes du Clos-Rôti ( 1543 ), de Carfo ( 1665 ), du Château ( 1781 ) et de la porte Vinsot ( 1755 ).
De même, les Chaos du Gouët et le vallon de Sainte-Anne-du-Houlin constituent des espaces naturels remarquables et propices aux randonnées.
Enfin, cette énumération ne saurait être complète si l'on ne relevait pas la présence du menhir du Fuseau, situé à proximité du hameau de l'Hôpital et les Trois Croix Plates datant de l'époque mérovingienne.
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‘’P l a i n t e l.‘’

Proche du carrefour romain du Rillan, Plaintel est également riche de manoirs ( Créhenny-la-Noblesse, le Bois-Faucheur, Cargharen...) et de chapelles ( Notre-Dame-du-Beau-Chemin, Saint-Gilles ). L'église Saint-Pierre (XVIII° siècle) a conservé son ossuaire et son if centenaire; une fresque de Xavier de Langlais, à la mémoire de l'abbé Cormaux, rappelle le passé tumultueux sous la Révolution.
Saint-Quihouët ( avec sa croix dite " mérovingienne " ) est le centre d'un institut médico-pédagogique installé dans l'ancienne propriété des Digaultray ayant appartenu auparavant à la famille seigneuriale des La Rivière, dont le marquis de La Fayette hérita en1781.
Profitant d'une visite à la chapelle Saint-Gilles, votre randonnée se poursuivra jusqu'aux remarquables chaos du Gouët.

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