. Photo/phare sur la mer

Photo/La côte

 TABLE DES MATIÈRES.

   Bieuzy les eaux.   "Balade"
   Les Roues à Carillon.  "Insolite"
   La Vénus de Quinipily.  "Curiosité"
   Le Lac de Guerlédan.  "Balade"
   Les Chaos du Gouët.  "Curiosité"
   Le Combat des Trente.  "De l'Histoire"
   La Chapelle Sainte Suzanne.  "Curiosité"
   Huelgoat.  "Curiosité"   "Balade"
   Péran: Forteresse Viking.  "Curiosité"
   Paimpol - Ploubazlanec.  "Balade"
   Plage Bonaparte.  "Histoire de la Résistance"
   L'Abbaye Maritime de Beauport.  "Curiosité"
   Le Vapeur du Trieux.   "Nostalgie & Curiosité"

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‘’BIEUZY LES EAUX.‘’

‘’L'ermitage de Saint Gildas.‘’

* Morbihan.
56 310. Au sud de Pontivy.
* Sites.
Site de Castennec, cerné par la vallée encaissée et boisée du Blavet ( belvédère. ) Site de l’ermitage Saint Gildas.
* Vestiges.
Le Blavet forme une boucle et contourne la montagne de Castennec. Appelée Castel-Noë au Moyen Age, cette forteresse naturelle était couronnée jadis par un oppidum et une ville ‘’SULIM ‘’. Voir également l'étrange histoire de la femme de fer, cette idole qu'adorère les légionnaires romains et les populations armoricaines, se dressait à Sulim: elle a fini, après bien des aventures dans l'enceinte du château ruiné de Quinipily. Également le dolmen de kermabon. Importants vestiges gallo-romains à Castennec et à Parc-er Hastel.

Pour se rendre à ce site pittoresque, prendre d’abord la route de Saint Nicolas-des Eaux. Quelques centaines de mètres avant le hameau de Castennec, un chemin sur la droite conduit au bord du Blavet. C’est là qu’au pied d’une falaise à pic est blotti la chapelle Saint-Gildas ( XV° ou XVI° siècle ) perpétuant le souvenir du fondateur de l’abbaye de Rhuys, son souvenir subsiste, on l’invoque encore ici pour guérir de la folie et de la rage, que soignait aussi son disciple BIEUZY ( ou Bihui ) qui pris sa suite.

Le comte de Vannes était venu lui demander de ressusciter sa fille Tréphine, que son mari le cruel Conomor avait décapitée. Le miracle accompli, Gildas fut contraint de s’exiler à Rhuys, pour échapper aux représailles.
Photo/Ermitage Saint Gildas
Voir Saint Aignan et la légende de Barbe bleu.

Deux bâtiments se font suite, le premier vide, correspond sans doute à la sacristie. De la cloche fixée sur le rocher, en surplomb, descend une chaîne à travers le toit. De cette époque ne subsiste qu’une arcade intérieure de la baie orientale, l’édifice ayant été reconstruit en 1837.
Le sanctuaire est adossé au roc, celui-ci, joue le rôle d’un mur de soutènement et d’un versant de toiture, visible à l’intérieur. A l’extérieur creusée dans la falaise, sur le côté du bâtiment vide dont un angle dévoile une tête sculptée, une infractuosité abritait, selon la tradition, saint BIEUZY et l’ermite saint GILDAS qui mourut là en 570.
Au sud de la chapelle, une source miraculeuse jaillit dans l’herbe de la berge du Blavet. C’est Gildas qui l’aurait fait apparaître en priant. Au-dessus de cette source se trouve un rocher plat auquel on accède en gravissant sept marches. De ce lieu appelé ‘’chaire saint Gildas‘’, le saint s’adressait aux foules pour les évangéliser.
Saint Gildas est célébré le lundi de la Pentecôte par un important pardon durant lequel sont promenées les bannières du saint.
La principale curiosité que renferme l’intérieur de ce sanctuaire est une pierre sonnante. Une petite colonne supporte cette pierre et lorsqu’on la frappe avec une autre pierre, elle produit un étonnant son métallique, proche d’une enclume.
L’église paroissiale de Saint Bieuzy en possède une autre, qui proviendrait à l’origine de la chapelle saint Gildas. Deux galets de tailles différentes sont déposés à côté et servent de marteaux. Ces deux pierres sont supposées avoir servi de cloches ou de gong à saint Gildas dans son ermitage de Castennec.
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‘’Les ROUES à CARILLON.‘’

Les roues à carillon sont un symbole de hasard, heureux ou malheureux. Certains y voient d'ailleurs la perpétuation d'un rite solaire beaucoup plus ancien au dieu celte Belenos.
D'autant que la roue est un symbole cosmique dans les religions indo-européennes pré-chétiennes. On la retrouve gravée sur le célèbre chaudron de Gundestrup ( Danemark, environ 50 av. J-C. )
Nous savons par Hérodote, que de telles roues étaient d'ailleurs utilisées par les prêtres de l'Égypte ancienne pour leurs rituels dans leurs temples solaires.
Les roues à carillon sont rares, Il n'en reste pas plus de six exemplaires, elles sont localisées dans la partie costarmoricaine du Centre-Bretagne, vallée du Blavet sauf celle de Confor ( Cap-Sizun ).
Appelée roues de guérison, de fortune ou roues de gloire, elles comportent en général douze cloches, produisant parfois toute une gamme de notes différentes comme celle de Locarn. Elles peuvent aussi être peintes comme celle de la chapelle du Ruellou en St Nicolas-du-Pélem.
Elles étaient aussi utilisées dans les moments de joie : baptêmes, mariages et pardons.
Mais les roues à carillon sont aussi liées à des pratiques plus superstitieuses, la maladie, après avoir prononcé un vœu pour obtenir une guérison, les fidèles actionnaient la roue. C'est le cas de l'église Saint-Gildas de Laniscat ou les textes parlent du " petit saint de la roue," invoqué en cas de maladie grave.
Photo/La roue
KERIEN. 22 088.
Dans l'église du bourg, La plus petite roue en bois existant en Bretagne, d'un diamètre de 60 cm environ, à 3 mètres du sol. Douze clochettes de tailles différentes y sont disposées. Une corde sur la manivelle permet de la mettre en mouvement.
MAGOAR. 22 139.
En l'église de Magoar, près de Bourbriac roue de 80 cm remarquable par ses quatres motifs en triptyque.
MEILARS-CONFORT. 29 145.
L'ancienne chapelle, devenue église paroissiale de Meilars est dédiée à Notre Dame du Réconfort. On y trouve une grande roue à carillon d'un diamètre de 1,75 m, l'une des seules connues en Finistère avec ses douze clochettes de notes différentes ( du do au do supérieur ). Fixée sous la voûte proche du cœur, côté gauche. Une corde reliée à la manivelle permet de la mettre en mouvement pour les baptêmes, mariages et les fêtes. Elle était actionnée par un clerc ou un notable au moment de l'élévation, lorsque le prêtre présentait solennellement l'hostie aux fidèles.
Mais surtout et encore très vivace de nos jours, on vient de très loin tourner la roue pour les enfants muets ou affectés de troubles de la parole. ''Cinq guérisons auraient été obtenues''.
La tradition raconte qu'au XVl siècle Alain de Rosmadec et son épouse Jeanne de Chastel auraient obtenu la guérison de leur enfant muet, et ils auraient fait construire le sanctuaire et offert la roue en guise d'ex-voto en signe de reconnaissance.
NOTRE-DAME-du-RUELLOU. 22 321.
La chapelle Notre-Dame du Ruellou ( ou Riollou ) en Saint-Nicolas du Pélem. A l'intérieur contre le mur de gauche et à 3 mètres du sol, est fixée une belle roue qu'on appelle dans la région la roue de la fortune, en bois polychrome, la seule qui soit ornée et coloriée.
Douze rayons unissent le moyeu à la jante qui portait douze clochettes, ( ils en manquent ) alternativement grises, bleues, et jaunes.
Elle se distingue aussi par le support qui permet de la fixer au mur surmonté de deux têtes humaines et aux deux extrémités de deux têtes de chiens rouges sculptées et une mention.
ALLEIN L
E ROUX 1777.
Et aussi, par la manivelle qui permet de la mettre en marche et qui se trouve de l'autre côté du mur dans la sacristie, alors que les autres sont actionnées depuis l'intérieur de la nef.
LANISCAT. 22 107.
L'église date de 1691, elle possède également une grande roue à carillon. A l'origine elle possédait vingt-quatre clochettes. La roue est placée assez haut à gauche de la nef, au-dessus de la chaire. D'un diamètre de 1 mètre, formée de douze rayons, le moyeu traverse le mur et au-delà de celui-ci une manivelle y est adaptée, une longue cordelette permet d'actionner l'ensemble. Les fidèles actionnaient cette roue pour obtenir une guérison, c'est le cas de l'église Saint-Gildas de Laniscat ou les textes parlent du " petit saint de la roue ", invoqué en cas de maladie grave.
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‘’LA VENUS DE QUINIPILY.‘’

‘’BAUD. ( Morbihan )‘’

Au départ de BAUD, parcourir la route d'Hennebont sur 1,5 km.

Puis suivre le fléchage de la Vénus, jusqu'à la maison des gardiens du château de Quinipily.
La, nous découvrons dans l'enceinte, des jardins et des fleurs et ce qui reste du château de Quinipily, la statue antique d'une déesse.

Cette étrange statue représentant une femme nue, posant les mains sous sa poitrine et portant une curieuse étole qui lui descend jusque devant le sexe. ‘’ Elle vous semble d'une sensualité à la fois toute barbare et raffinée ‘’ ( Flaubert - Par les champs et par les grèves ), haute de 2mètres 20, elle trône sur un piédestal au-dessus d'une cuve jadis alimentée en eau par une source tarie par la création d'une carrière. Comme elle, la magnifique auge placée devant le monument est en granit monolithe.

Au XVII° siècle la statue que l'on appelle aujourd'hui vénus de Quinipily et l'auge qui peut contenir 3 600 litres d'eau était située 12 km plus au nord sur l'oppidum de Castennec en Bieuzy-les-eaux ou s'élevait la cité gauloise de Sulim.
Photo/La vénus
Voir BIEUZY LES EAUX.

La statue a des origines mal définies, les archéologues se perdent en conjectures sur l'origine en raison de son pagne et ses formes égyptiennes ( pour certains postérieure au X° siècle de notre ère ou bien une idole romaine, une Isis égyptienne, ainsi q'une déesse gauloise, une Cybèle...).
En fait, on y verrait volontiers une déesse adorée par les légions romaines en garnison à Sulim. On sait le culte qu'ils rendaient à Isis.
En raison de son pagne et ses formes égyptiennes, de nombreux auteurs ont vu dans cette étrange statue une divinité apportée d'Orient par des légionnaires romains. Il s'agit donc peut-être ici d'une déesse égyptienne.

En 1661 sur les injonctions de l'évêque de Vannes Charles de Rosmadec, elle fut jetée dans le Blavet par le seigneur de Quinipily, Claude de Lannion car les paysans lui rendaient un culte païen sous le nom d'Ar groareg houarn ( la femme de fer) ou de Groah Hoart, ( La vieille gardienne ).

Mais trois ans après, en 1664, les gens du pays l'en retiraient et reprenaient les rites ancestraux.

En 1670 l'évêque voulut alors la détruire, ( elle fut mutilée ) mais les ouvriers qu'il envoya prirent peur et la jetère de nouveau dans le Blavet.
En 1695 après la mort de Claude de Lannion, son fils, le comte de Quinipily Pierre, alors gouverneur de Vannes, la sauva définitivement des foudres ecclésiastiques, il la fit rechercher dans la rivière, la retailler et placer dans le parc de son château ou on la trouve aujourd'hui.
Les paysans de Castennec protestèrent contre cet enlèvement au point que le duc de Rohan qui se prétendait propriétaire du site de Castennec intenta un procès au comte de Lannion pour rentrer en possession de son bien. Mais en 1701, les juges confirmèrent les droits du seigneur de Quinipily, qui avait eu le mérite de sauver l'idole des eaux du Blavet et depuis lors, cette dernière n'a point quitté le piédestal qui lui avait été élevé et veille sur Quinipily du haut de son piédestal.
Le château a été détruit, mais l'étrange déesse se dresse toujours au centre de l'enceinte.
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